Dimanche 17 juin 2012 7 17 /06 /Juin /2012 18:53
- Publié dans : Actualité ici et ailleurs

La gauche a subi une défaite sanglante, dira-t-on dans les prochains jours.. Mais le taux de participation extrêmement bas aux dernières votations indiquerait plutôt la défaite de la politique toute entière. Il est étonnant  de constater que, urne1 si dans les autres pays nos voisins on parle de l’abstentionnisme comme d’un problème majeure indiquant la désaffection des citoyens à la chose publique, ici en Suisse on s’en inquiète pas trop et on n’essaie même pas d’en analyser les raisons et (surtout pas !) de procéder à une saine autocritique.

- Peut-être qu’il faudrait se demander si, dans un monde de plus en plus globalisé, nous pouvons continuer à faire fi de tout ce qui se passe autour de nous et rester enfermés dans une vision de la politique qui ne dépasse pas les Alpes.

- Peut-être que les nombreux Suisses ayant aussi une autre nationalité européenne aimeraient entendre  les partis suisses,  notamment les socialistes, s’exprimer à ce sujet et discuter avec  ceux qui se réjouissent que la suisse ait  échappé à « tout ça »

- Peut-être que les jeunes aimeraient en savoir davantage sur les problèmes liés au marché du travail en Europe.

- Peut-être que les personnes venues d’autres continents aimeraient débattre de la nouvelle géopolitique que les américains sont en train de préparer, l’air de rien, en Proche et Moyen Orient.

- Peut-être que les gens auraient besoin d’une nouvelle culture politique, d’idéaux plus universels.

- Peut-être enfin que les socialistes ne devraient pas oublier cette définition de Gilles Deleuze : «  être de gauche, c’est percevoir le monde  d’abord ».

Marina Gasperini

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